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Depuis le début de semaine, les signaux hivernaux s’intensifient sur la France, dans un contexte dynamique piloté par une succession de dépressions atlantiques. Plusieurs épisodes neigeux se mettent en place sur le pays, avec une chronologie bien marquée et des effets très variables selon les régions. Tour d’horizon des prochaines évolutions.
💬 Cette analyse, réalisée en partenariat avec Extreme Météo, s’appuie sur les modèles numériques en date du 5 janvier. Comme toujours en situation dynamique, les prévisions peuvent évoluer : restez informé(e) en temps réel dans l’application Prévi+ pour suivre les derniers ajustements, département par département.
Une première salve a concerné ce lundi le nord-ouest du pays, avec un front apportant des chutes de neige jusqu’en plaine sur la Normandie. Ces précipitations neigeuses ont localement donné plusieurs centimètres au sol (jusqu’à 10 cm par endroits). En Bretagne, les conditions ont été plus marginales, avec des pluies tombant parfois sur des chaussées gelées, engendrant des épisodes de verglas signalés dans les terres.
Au fil des heures, le centre dépressionnaire se décale vers le sud, longeant l’arc atlantique. Ce déplacement favorise une accentuation progressive des chutes de neige, qui pourraient finir par s’imposer temporairement jusqu’en Bretagne, bien que la tenue au sol y reste très incertaine, sauf sur les hauteurs des collines armoricaines.
Ce front neigeux glisserait en soirée puis dans la nuit suivante vers le sud-est, balayant les Pays de la Loire, le centre du pays et l’Île-de-France, avant de s’affaiblir en atteignant le Grand Est.
Les cumuls attendus varient de 2 à 8 cm entre la Loire-Atlantique, la Sarthe, l’Île-de-France et une partie du Centre-Val de Loire. Un risque de 10 cm localement n’est pas écarté, notamment entre le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe. Plus à l’est, vers la Champagne ou l’Alsace, les quantités resteraient plus faibles (saupoudrage à 2 cm).
Les Hauts-de-France pourraient également connaître des averses de neige dans une ambiance instable, avec un risque d’orages de neige. Quelques centimètres au sol seraient possibles localement.
Durant la nuit de lundi à mardi, les précipitations se réactiveraient sur le centre-ouest, en lien avec la circulation toujours active de la dépression. Ce sont cette fois les départements de l’est Vendée, des Deux-Sèvres, de la Vienne et probablement du nord des Charentes qui se retrouveraient en ligne de mire.
Dans cette zone, les modèles envisagent des cumuls de neige conséquents : de 10 à 15 cm localement, notamment sur les secteurs vallonnés. Plus à l’est et au sud, on attendrait généralement 3 à 8 cm, avec une tendance à l’affaiblissement en se dirigeant vers le Berry ou la Bourgogne, où l’on resterait souvent sous les 5 cm.
Des phénomènes verglaçants sont aussi envisagés sur une large bande centrale, avec des précipitations tombant sur des sols encore gelés.

Mardi en journée, les précipitations neigeuses se déplaceraient vers le sud-ouest. Elles s’annoncent plus éparses mais toujours possibles entre les Pyrénées-Atlantiques, le Gers, le Tarn, l’Aude et l’Ariège. Les cumuls resteraient modestes, souvent inférieurs à 3 cm, sauf en altitude où quelques pointes à 5 cm ne sont pas exclues.
Parallèlement, quelques faibles chutes de neige sont envisageables entre l’Auvergne et l’ouest du Rhône-Alpes. Les cumuls y seraient faibles, souvent de l’ordre de 1 à 2 cm.
Des giboulées neigeuses pourraient aussi toucher les côtes de la Manche.
Dans la nuit de mardi à mercredi, un front occlus traverserait le pays d’ouest en est. Il marquerait l’arrivée d’un redoux par l’ouest, mais pourrait temporairement apporter de la neige jusqu’en plaine dans de nombreuses régions à son avant.
La Bretagne et le littoral atlantique seraient vite concernés par des pluies, mais à l’avant, une bande neigeuse pourrait s’étendre de la Normandie au Massif Central puis vers l’est du pays.
Les cumuls précis restent difficiles à estimer à ce stade, mais de 2 à 5 cm pourraient localement être observés avant que la pluie ne prenne le relais. Le front devrait se désorganiser en arrivant sur l’Est du pays mercredi soir.

Jeudi, c’est un front chaud plus marqué qui traverserait le pays d’ouest en est, confirmant le redoux sur toute une moitié ouest. Cependant, à l’avant de ce front, l’air froid résisterait encore dans une large diagonale Toulouse – Limoges – Lille.
Dans ce contexte, des chutes de neige temporairement modérées sont possibles à l’avant du front, avant un passage rapide à la pluie. Le risque de phénomènes verglaçants ne serait pas à écarter, notamment dans les zones de transition.
À noter enfin le retour de la neige en montagne, en plus grande quantité sur le Massif central, les Alpes du Nord, le Jura et les Vosges. Les Pyrénées seraient moins concernées, avec seulement quelques chutes de neige assez faibles.

Vendredi, les regards se tourneraient vers un possible coup de vent généralisé. Les modèles européens suggèrent un risque tempétueux touchant potentiellement les deux tiers nord du pays ainsi que les massifs.
À ce jour, les scénarios divergent encore sur l’intensité de l’épisode. Les probabilités vont d’un simple coup de vent à une tempête marquée avec rafales >110 km/h. La moitié nord, le couloir Rhône-Alpes et les reliefs apparaissent comme les zones les plus exposées selon les ensembles.

Parallèlement, un front froid traverserait le pays en donnant de la pluie généralisée et de la neige en montagne dès 1000 à 1200 m. À l’arrière, un ciel de traîne dynamique se mettrait en place par le nord-ouest, avec averses, grésil voire neige roulée sous certaines cellules actives. Une occlusion pluvieuse pourrait aussi se bloquer sur le nord du pays, notamment au nord de la Seine.
Le week-end resterait sous l’influence de cette circulation perturbée :

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